Calvaire d'Aubange

a l’entrée de la partie ancienne du cimetière

Devant l’entrée de la partie ancienne du cimetière d’Aubange, sous un bouquet de tilleuls plusieurs fois centenaires, voici peut-être la pièce la plus problématique de l’ensemble de nos monuments religieux. Il s’agit d’un simple fut cylindrique sans croix, posé sur un socle biseauté. Certains auteurs en font une croix de justice. Toutefois, la tradition populaire préfère y voir un pilori. Quels sont les éléments qui plaident en faveur de l’une ou l’autre interprétation ? La croix de justice pourrait évidemment avoir sa place à cet endroit, en plein centre du village. En outre, nombre de paroisses des environs conservent ce monument de première importance : Platen, Musson (devant l’église), Halanzy, Heckbous (1604), Hondelange maison du père Goetz tout proche des halles ou marché couvert. Il consistait en un socle de pierre rectangulaire sur lequel on plaçait le condamné ; un long fer à entaille carrée et encastré dans le mur servait à attacher la chaîne qui maintenait le patient pendant tout le temps que durait son exposition publique. Cette proximité du marché est significative, le condamné devait être vu de tous. Or, le speudo-pilori d’Aubange est bien construit à un endroit de passage : près du portail par l’on accédait à l’ancienne église (dont la tour ne fut détruite qu’en 1948). De plus la colonne conserve des traces de ferrures (chaînes ?) et, à son côté, on remarque une sorte de niche. Une hypothèse moyenne pourrait être proposée : la croix de justice aurait pu servir de pilori. Mais, en ce qui concerne le Perron liégeois, Godefroid Kurth ne donne aucun élément permettant d’aller dans ces

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Retiré du livre " Connaissance de ma commune " écrit par Paul Mathieu, édité par la région Wallonne.