Calvaire d'Aubange

 

 

La borne frontière ( France - Lorraine) ,au carrefour de la rue de Longwy et de la rue Nizette.

 

Dans la cour de l’ancienne école communale, il faut encore mentionner la présence d’une borne présentant d’un côté la croix de Lorraine et, de l’autre, les lys de France. Il s’agit vraisemblablement d’une ancienne borne frontière entre la France et la Lorraine. En effet, Aubange a appartenu à la Lorraine jusqu’en 1678. En cette année, par la traite de Nimègue, Charles V de Lorraine céda la prevôt de Longwy à la France. En 1718, grâce au traité de Paris, Aubange repassa en Lorraine et devint un village frontière encore à la mort de Stanislas Leczinsky , en 1766 , puisque la Lorraine retourna à nouveau à la France .

Divers : dans l’ancien cimetière on a plusieurs pièces intéressantes dont une lame au nom de Katharina Felten et H ? Michel datée de 1808. Aix-Sur-Cloie, Bascharage … Comme pour ces autres pièces, la caractéristique principale, fut cylindrique ou polygonal, est respectée. La distinction entre croix de justice, de marche ou de franchise n’est pas toujours très nette. C’est surtout un symbole de liberté. L’analogie entre les croix de justice et les perrons de la principauté de Liège a d’ailleurs souvent été soulignée : Primitivement, le Perron n’était autre chose qu’une croix de juridiction. Il reste que, dans le cas d’Aubange, l’absence flagrante de croix pose un problème. Personne ne se souvient avoir vu une croix au sommet de cette colonne. Peut-on imaginer que l’on ait ainsi négligé de restaurer ce qui devait être le calvaire le plus important de la localité ?. Subsiste alors l’hypothèse du pilori : Le pilori seigneurial symbolisait le droit de haute justice. Ce poteau d’infamie était construit en pierre ; il portait un collier en verges de fer qu’on passait au cou du patient condamné à la peine d’exposition au carcan. On connaît des piloris fameux : la Baraque Michel, Braine-le Château… Dans la région, on a conservé les traces de plusieurs exemples de ce type de monument. Ainsi, le musée archéologique d’Arlon a hérité du carcan de l’ancienne justice d’Etalle : Le piroli était garni d’un carcan que l’on passait au cou du condamné et les jambes étaient maintenues par des cercles de fer au moyen de cheville passant par le poteau …/ … la peine du pilori est abolie depuis 1848. On ne sait malheureusement rien du pilori proprement dit ni de son emplacement. De même, on a quelques renseignements sur le piroli de Virton

 

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Je remercie Sylviane Batter & Sarah Rollus  pour ces photos

Retiré du livre " Connaissance de ma commune " écrit par Paul Mathieu, édité par la région Wallonne.