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       Histoire d’ Aubange

Aubange, c'est un carrefour ; c'est le trait d'union entre le Gutland Luxembourgeois et la Gaume, entre la lorraine joyeuse et l'Ardenne mystérieuse. On comprend que le village ait très tôt d'entre-deux géographique et linguistique.

Au XVIIIème siècle, déjà la cure n'était-elle pas desservie par un prêtre francophone ? Et, un siècle plus tard,Tandel de noter : "langue allemande, mais la plupart des habitants parlent aussi français".

On rapporte volontiers qu'Aubange fut fondé par une tribu germanique. Les ubiens déplacée par César en 52 avant J.C. Une étude sérieuse de la toponymie vient aisément ruiner cette charmante légende. Cependant, il semble assuré que des romains ont occupé l'endroit. En effet, dés l'Antiquité, une route passait par la localité.

Plus tard Arlon-Longwy (pavée dès 1757) déterminerait d'ailleurs une bonne partie de l'histoire du village en le faisant changer de maître en fonction des intérêts stratégiques du moment.

Ainsi, en 1255 déjà, la localité glissa du marquisat d'Arlon au duché de Lorraine et une branche cadette des sires de Rodange devint maîtresse de l'endroit.

Pendant quatre siècles, la vie s'écoula sans trop de heurts ; peu peuplée (200 communiants vers 1550) et divisée en deux seigneuries-Aubange (cité pour la première fois en 1124) et Clémarais (1ère mention en 1299) la paroisse englobait les filiales d'Athus et Lamadeleine. Témoin de ces époques les plus reculées, il nous reste une forte tour carrée du XVème siècle, seul vestige de l'ancien château de Clémarais. Cette bâtisse fût reconstruite plusieurs fois par les seigneurs successifs : d'Obange et de Mercy.

La partie moderne date de 1839.C'est là qu'en 1916 naquit Robert-joseph Mathen , évêque de Namur de 1974 à 1991. Dès le XVIème siècle, dans la continuation de l'obscur jeu féodal, la famille de Papigny était partiellement maîtresse des lieux.

Toutefois, une colonne de pierre à l'entrée du vieux cimetière semble rappeler un affranchissement de la loi Beaumont. Si certains y voient le montant d'une croix de justice, la tradition populaire en fait un pilori ! Dans le prolongement de ce portail, s'élevait l'ancienne église construite en 1095 et remplacée en 1822.

Peu de choses défrayèrent la chronique Aubangeoise jusqu'à la sombre période de la guerre de trente ans qui ruina toute la région de 1636 à1650.

Cloisonné dans sa vocation agricole, ce n'est qu'indirectement que la bourgade fut marquée par l'industrialisation de la région création de la ligne de chemin de fer Athus -Virton vers 1875.

Un autre lieu de l'histoire Aubangeoise, c'est le pavillon de Rouge fontaine, la partie la plus ancienne de ce bâtiment date de 1790, au fil du temps il a connu bien des modifications et bien des affectations" moulin, tannerie, distillerie, huilerie, brasserie, scierie......

Après la seconde guerre mondiale, non loin de la gare on construisit la centrale éclectique "Linalux".

Dans les années 70, on inaugura le Zoning industriel et des usines si sont implantées Champion (fabrique de bougies, Mobil, Paridans, Interbois, Cmi, Rebrifel).

En 1880, Aubange ne comptait que 660 habitants, ce chiffre a été multiplié par cinq en cent ans, et aujourd'hui elle compte 3607 habitants.

               Je remercie Maryse Perrin du syndicat d'initiative d'Aubange pour les infos et documentations reçu.