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 La Chapelle des Saint Philippe et Saint Jacques connait une nouvelle jeunesse a Rachecourt

Après deux années de travaux de rénovation, la "chapelle de Rachecourt vient de connaitre quelques belles heures à l'occasion de son inauguration, ail ce jeudi de l'Ascension. C'est en effet, en 1987, que dans la tête de quelques Rachecourtois naissait l'idée de restaurer un monument construit à la fin des années 1600 par la famille Badoux. Entretenue jusqu'il y a quelques dizaines d'années par les descendants, depuis le décès d'Emile Badoux, en 1953 et celui de son frère Jules le 16 juin 1960, cette chapelle a été laissée à l'abandon. Le concours de la Fondation Roi Baudouin, "Entreprendre pour sauvegarder" sera le déclenchement des projets de restauration. La "mention" acquise à l'issue de celui-ci n'aura pour effet qu'un encouragement moral et la mise sur pied d'une équipe aussi bénévole qu'efficace. En quelques mois, dès l'été 87, on récolte les premiers fonds et les travaux débutent, après que les héritières Anne-Marie et Marie-Louise Badoux aient cédé cette chapelle à la Fabrique d'Eglise de Rachecourt. Aujourd'hui pratiquement tout a été remis à neuf, des fondations à la toiture en passant par le crépis extérieur et la construction d'un nouvel escalier d'accès. Même, lors de son jub1Ié sacerdotal, l'abbé Thiery, curé de la paroisse avait souhaité que la valeur de son cadeau soit consacrée à la restauration de cette chapelle et Dorika de Winne avait ainsi réalisé le premier des cinq vitraux que comportent les murs aujourd'hui. Des vitres pare-balles ont été placées devant et une nouvelle porte de sécurité remplace l'ancienne afin de préserver des statues que l'on avait éloignées depuis trop longtemps de la paroisse. Dernièrement, le président du S.I., Raymond Rochus comparait cette restauration à la construction de la Tour de Babel, "chacun parlant son propre langage, incompréhensible de la part des autres, avec des coups de gueule fréquents" mais dont l'issue allait voir l'aboutissement aujourd'hui . C'est lui également qui dit que l'ensemble de la restauration aura couté plus de 300.000 frs, somme provenant uniquement de dons. Le curé de la paroisse, l'abbé Thiery marqua à nouveau son enthousiasme après pareille réalisation tandis. Les villageois se proposèrent donc de la restaurer de leurs mains. D'autant plus qu'ils prirent conscience du fait que Rachecourt, à majorité ouvrière, a connu depuis l'après-guerre un· processus de "modernisation" où bien souvent le patrimoine était rejeté car il suggérait "arriération". Ce fait explique le peu de bâtiments anciens conservés selon leur architecture rurale traditionnelle. La chapelle fut menacée intérieurement par la prolongation de la route depuis l'après-guerre. La commune fusionnée d'Aubange adapté en 1985 un Plan Particulier d'Aménagement qui fut approuvé en 1986 par le Ministre Liénard et qui consacre la destination des terrains jouxtant la chapelle vers le nord en lotissement communal à vocation sociale. Ce plan prévoit un tracé de voirie qui préserve l'emplacement de la chapelle. L'acquisition des terrains est actuellement en cours .La chapelle était laissée à l'abandon depuis des années ; les deux dernières héritières de la famille Badoux en firent donation à la fabrique d'église de Rachecourt qui leur avait demandé, et qui considère de son devoir de préserver ce lieu de ferveur populaire et d'être ainsi dépositaire pour la collectivité de ce bien qui serait restauré par elle. De nombreux (pré) pensionnés (principalement de la sidérurgie) se portèrent donc volontaires dans le cadre du syndicat d'initiative pour réaliser bénévolement les travaux de rénovation imposés par l'état de la chapelle. C'est Claude Feltz, architecte de la localité, qui encadre les travaux. L'abbé Thiery mena, auparavant, les recherches historiques.

Les travaux

La totalité des travaux est estimée à pas moins de 197.204 francs. C'est donc Claude Feltz qui, après examen, a décrit les différentes phases à devoir réaliser. Après sondage et démolition des parties menaçant ruines, ont été effectués le numérotage ainsi que le remisage des encadrements de fenêtre en pierre de taille, suivis d'un creusement d'un drainage périphérique et de l'établissement de fondations aux murs aux fins de les remonter. La reconstruction totale de la façade nord à l'aide de maçonnerie du village (dite pierre des champs) ainsi que des deux angles qui devaient-être remontés à neuf, s'inscrivait dans la partie suivante.

 

                                             

La restauration de la chapelle à demander de nombreuses heures de travail à des bénévoles du S.I. Voici rassemblés, avant l'étape finale, la construction des marches quelques-uns de ces bénévoles. Une vue de la chapelle pratiquement restaurée que l'on inaugurera jeudi après-midi

Après 24 mois de travaux, Rachecourt s'offre une chapelle restaurée que le doyen, l'abbé Weyland bénissait ces lieux, ancien repère de Saint-Nicolas, paraît-il. Le président de la fabrique d'Eglise, Claude Feltz, remerciait la famille Badoux et tous ceux qui ont participé à cette rénovation. La chorale de Châtillon, sous la direction de Roland Bailleux interprétait plusieurs chants dont une création, en patois gaumais de Roger Laurent à propos de l'histoire de cette chapelle. Après cette partie officielle, plus de 200 personnes se retrouvaient pour un repas commun dans une salle paroissiale.

  

Puis viennent successivement l'abattage du triangle supérieur du pignon de façade avant ; le repositionnement de la pierre de clef de voûte de la porte d'entrée ainsi que le remplacement du linteau intérieur et la reconstruction de la partie supérieure du pignon ; l'établissement d'une ceinture de béton armé sur les deux façades latérales avec pose, de part en part de la façade avant pour la remontée du triangle du pignon. Le remplacement de la toiture ; le crépissage extérieur au mortier de laitier ; le remplacement de la menuiserie extérieure ; le revêtement du sol ; l'aménagement de l'entrée avec accès à partir du trottoir, figurent au programme. Le mois de juillet 1987 vit le début de ces travaux. La chapelle-de Rachecourt en restauration.

On sait que la Fondation Roi Baudouin avait accordé une mention pour le projet de rénovation de la chapelle Saint-Philippe et Saint-Jacques de Rachecourt, située non loin des écoles communales, au centre de la localité. Cette mention n'accordait aucun avantage financier mais bien un encouragement moral à réaliser les travaux, ce dont sont occupés à réaliser une équipe de bénévoles. L'estimation globale des travaux à réaliser s'élevait à près de 200.000 FB. Et aujourd'hui, ainsi que le montre notre photo (A.L.), les travaux sont en bonne voie : la façade nord a été reconstruite, l'ensemble des murs extérieurs a été consolidé et la charpente a été remplacée. Des travaux de toiture, le crépissage extérieur et l'aménagement intérieur sont encore à réaliser. Le financement de ces travaux est réalisé grâce aux dons des habitants et amis du village.

  

Le jeune Dimitri remet les clés de la chapelle à l'abbé Thiery sous les yeux du président du S.I. Raymond Rochus. Une partie de foule qui a assisté à cette journée symbolique.

 

Repris du Journal des 3 Frontières Mercredi 17 mai 1989