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Histoire Locale

 

Rachecourt-Etymologies :

D'après L.F. Resig, en wallon Rachecourt, autrefois territoire prévôtal d'Arlon.

Dans le dénombrement du marquisat d'Arlon transmis au duc de Bourgogne en 1440, le nom germanique de Rachecout, Resig est écrit Resauve. Toute terminaison en ig ou ich de noms thiois ou germanisés masque une forme primitive altérée, le plus souvent un nom étranger a la langue. Le nom de Résig nous semble pouvoir être déduit du vieux nom tuistique de Reht forme ancienne de Recht : jus, pustitia ou judicium.

Quant à Rachecourt, nous envisageons le préfixe comme devant recéler les vestiges d'un nom propre, peut-être celui de Racca ou Racco.

Reste la forme Resauve ; celle-ci ramenée au celtique Reswn se traduirait suivant Bullet par raison, argument, raisonnement. Ainsi ce dernier nom con­duirait avec celui de Resig à voir dans cet endroit un lieu où se débattaient devant une justice comtale des intérêts purement civils. Cette appréciation doit être considérée comme purement conjecturale.

D'après M. Delafontaine, Roesig aurait pour racine Recht : jus, justicia, ce qui conduirait à un lieu où l'on rendait la justice. Le mot Roesig provient, croyons-nous d'une ancienne fontaine, nommée Rosé, non loin de laquelle une première habitation aura été construite et appelée Roes ig. Roes a fourni Raige, rage, rache ; et ig signifie court.

Cartulaire :

(1290) Ricuin de Messancy, chevalier, reconnaît tenir en fief de Robin d'Useldange, tout ce qu'il y a à Raigecourt (Rachecourt).

(1491) Partage de biens situés à Resauve (Rachecourt)

 (1549) Elisabeth de Raigecourt, femme de Martin de Heu, seigneur de Crespy.

(1571) Clément de Nothum fait relief de la seigneurie de Rachecourt et du château ruiné de Hobsted entre Sesselich et Wolkrange.

(1571) Clément de Nothumb, officier d'Holenfeltz (amptman zu Hollenveltz) reconnaît tenir en fief de S.M. le roi, duc de Luxembourg et comte de Chiny, le château et la moitié du village de Ressig (Rachecourt). etc....

(1582) Jean Petitjean d'Halanzy, notaire et Barbe Musset sa femme reçurent en gagère le moulin de 

Rachecourt de Clément Nothumb seigneur du lieu, pour la somme de 200 francs barrais.

 

L’église :

Dans l’église de Rachecourt, sur les pilastres de droite et de gauche, sont encastrés deux cartouches anciens, en pierre avec sculptures revêtues de couleurs diverses. Celui de gauche représente un blason avec une couronne à sept perles. Sous le blason, l’inscription suivante : D. Marie Catherine de Manteville P. de Mariendal. Celui de droite exactement pareille de dimensions, de dessin et de couleur lui fait pendant et porte un médaillon représentant une Ste Catherine couronnée. Sous le médaillon l’inscription At rebâtit cette église l’an 1727. Les armoiries de Rachecourt (?) étaient d’or à la tour de sable

Un mal qui répand la terreur ...

Extrait d'une notice de M. Nefontaine, instituteur communal.

Au XVI siècle le village de Rachecourt qui portait vraisemblablement alors le nom de La Cour, nom conservé à quelques maisons où il était situé, fut dévasté par la peste. Un seul homme avait échappé au fléau il devint le fossoyeur forcé de malheureux concitoyens et pour éviter le contact des pestiférés, il les traînait comme de vieux animaux avec un croc, jusqu'au lieu de sépulture. Pour cette raison on l'a appelé le Croquet. Depuis ce moment-là la colline où les enfouissements eurent lieu fut appelé os au champ ; cette dénomination existe encore actuellement et elle se perpétuera sans nul doute longtemps encore. Quant au village d’abord, il n’en est resté pierre sur pierre. Il fut rebâti à environ un kilomètre plus au nord. Le chemin qui le traversait fut converti en champ et pote encore le nom du chemin des trépassés

 

 

Je remercie Yves Kelner pour ces photos, document, et sa visite ( Gladstone, Qld, Australie )