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Le Centenaire de l’Arbre de la Liberté  

 

En 1792, les révolutionnaires Français incitaient les communes de France à planter un arbre pour indiquer qu’elles étaient libérées du joug royal.

Voici qu’arrive la fin de la grande guerre, Halanzy a évité les incendies et destructions Allemandes.

Le dimanche 23 novembre 1919, une grande manifestation a lieu au village, du modèle Français, Halanzy va planter un arbre qui deviendra l’ARBRE DE LA LIBERTE devant l’hôtel de ville, libéré de son rôle d’hôpital durant cette guerre, le monument aux morts sera construit un peu plus tard.

Et ce dimanche 23 novembre 1919, il fait froid et il a neigé un peu partout. Sous la présidence d’honneur du bourgmestre Eugène Mathieu (fraîchement élu cette année et sera réélu jusqu’en 1939) et du curé Arend (c’est à lui que nous devons la première école libre de Halanzy, il sera nommé doyen de Messancy, inspecteur diocésain de l’enseignement primaire, puis deviendra chanoine) l’arbre, un tilleul, est planté.

Un comité impressionnant (organisateur des fêtes, collaboratrices...) a permis de faire de cette journée, une date inoubliable.

Il est 9 heures, l’hôtel de ville est pavoisé des couleurs Belges, sur le perron, sur un écran blanc, est écrit cette épigraphe en lettres flamboyantes « Honneur aux combattants »

Un cortège se prépare sur la grand place qui prendra la grand rue (fraternité), rue de Rachecourt (chapelle), cimetière et arrivée à l’église, ce sont la gendarmerie = la société de musique, la Fraternité = les écoles = les combattants Belges = le conseil communal = la fabrique d’église = combattants alliés = déportés = le bureau de bienfaisance = les fonctionnaires communaux = délégation du chemin de fer, de la poste, de la douane = société mutualiste st Remy = société de secours mutuels = la sécurité et enfin la population, des centaines d’enfants, vêtus tantôt aux couleurs Belges, Françaises, Anglaises, Italiennes, Américaines, Alsaciennes, Lorraines. Sur le parcours, les maisons ont arboré les drapeaux. A l’église, le curé Arend prononce une oraison patriotique et chrétienne et la brabançonne salua de ses notes, les héros et les martyrs prosternés au pied du maître hôtel.

Et à 14h, le bourgmestre Eugène Mathieu planta l’arbre de la liberté, puis prononça un discours dont quelques phrases pour l’avenir : « cet arbre, que nous prenons l’engagement de respecter et de vénérer redira aux générations futures, que leurs ancêtres ont voulu combattre jusqu’à donner tout simplement leur vie. Vive à jamais le Libre Belgique, Vive son Roi, Vive son Armée… » Vers 15h, la foule prend place dans les salons de l’hôtel de ville et un homme est encore mis à l’honneur : Lucien Laurent (bourgmestre en 1914) qui joignant l’intransigeance de ses pouvoirs publics, à l’inflexibilité de ses principes civiques, tint audacieusement tête à l’autorité allemande et s’il dut céder le pas, ce ne fut qu’écrasé par la force et la violence.

La journée se termina par un grand bal populaire dans le préau de l’hôtel de ville, c’était le premier bal qui s’y donnait depuis l’inauguration de ce magnifique bâtiment.

A noter, qu’en 1977, lors de la fusion des communes, il avait été question d’abattre cet arbre par les ouvriers communaux, il faut imaginer le terrible tollé de cette décision, les nouvelles autorités communales ne connaissant par la valeur de notre arbre.

Je remercie Jean -Marie Becker pour la photo & résumé