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Il y a cent ans ( le 6.6.1878 )

Athus devenait une Commune indépendante

 

Cette année-là, Athus se détachait de la commune d'Aubange. Le roi Léopold Il accédait à la demande des Athusiens et accordait à leur village en pleine expansion la qualité de commune. Nonante-neuf ans plus tard, les métallos-devaient réintégrer la cité-mère ...

Pour célébrer l'événement, nous publions une carte inédite, datant de 1836, tout en remerciant la très aimable personne qui a bien voulu nous la confier quelques jours.

Si l'on examine cette carte avec un minimum d'attention, plusieurs choses sautent aux yeux.

Les maisons sont concentrées en deux quartiers principalement : la « Schlaus » et son prolongement le long de l'actuelle rue Arend, d'une part, et le quartier de l'ancien cimetière, d'autre part. Avec, en plus quelques fermes ou maisons au quartier Pesch et au bas de la rue Houillon. Cette disposition de l'habitat n'étonnera pas le promeneur contemporain doué de quelque sens d'observation. Aujourd'hui encore, ces quartiers se caractérisent nettement, soit par des maisons ne respectant qu'un très relatif alignement, soit par des îlots divisant ou étranglant la rue, soit par des rues trop étroites, soit par quelques vieilles maisons subsistant toujours et détonnant parmi des constructions plus récentes. Les rares portes de grange existant encore se retrouvent quasi-uniquement dans ces quartiers.

A en croire les chiffres cités par M. l'abbé Muller dans son livre « Histoire d'Athus » et pourquoi ne le croirait-on pas alors même que cette carte, qu'il n'a jamais eu l'occasion de consulter, confirme toutes ses affirmations le village d'Athus comptait 456 habitants en 1830.

Le village forme un quadrilatère limité par la rue de l'église, la rue Houillon, la grand-rue et le quartier Schlaus. Des quartiers actuellement importants tels que « la frontière » ou la rue de Longeau, le quartier de la gare ou la rue Haute n'existent pas. La rue Wagner, la rue de la Montagne et la rue du bois se révèlent être des ruisseaux. La Grand-rue s'arrête chez « Hachelle » pour suivre le tracé de l'actuelle rue de Centre jusqu'à la boucherie Berns. On notera que le pont de la rue du Centre n’existe pas encore. Des grosses pierres alignées dans la rivière permettaient de franchir la rivière à gué. Un seul pont existe déjà à savoir celui de la rue de la Chapelle (derrière la boucherie Berns).

L'église actuelle venait d'être construite (1829-1833), mais sans transept ni tour. Si le presbytère ne figure pas sur le plan, par contre le chemin descendant vers le centre y est indiqué. Un bâtiment important se situe à l'emplacement de l'école du Centre. Etait-ce déjà une école ? Je ne peux le dire. Référez-vous aux compétences locales. En plein milieu de la place Verte se dressait l'ancienne chapelle entourée de quelques tombes, qui a donné son nom à la rue et au quartier. C'était une bâtisse très simple, à en juger par les dessins que l'abbé Muller présente aux pages 90 et 91 de son livre.

Tout le long de la rivière s'étendent des terres cultivées, alors que le reste du territoire non habité est formé, à perte de vue, de prairies et de champs.

Ecrit par M. l'abbé Muller dans son livre Histoire d'Athus

Résumé journal des 3 Frontières 1978

 

Vous pouvez retrouver ce livre et d'autre info :

Bibliothèque Hubert Juin d'Athus

Bibliothèque d'Halanzy Grand-Place maison Communale

Bibliothèque Frédéric Kiesel de Rachecourt