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La nuit du 30 au 31 mars 1944

La nuit du 30 au 31 mars 1944, des centaines de bombardiers alliés partent des côtes anglaises et se dirigent vers l'Allemagne pour une mission de bombardement stratégique : Nuremberg, symbole du pouvoir nazi. Lors du retour, deux avions se télescopent dans le ciel de Rachecourt. Un homme s'en sortira indemne : le mitrailleur arrière Jim Moffat

 

 

   

 

   

 

         

 

Je remercie Vanessa Finelli pour ce document

 

Ecole primaire de Rachecourt pour ces histoires

 

 

Né le 06/08/1921 à Timmins en Ontario, Canada. Jim Moffat rejoint la RCAF en avril 1942. Il est attaché au 427 th Squadron, Yorkshire, Royaume Uni.

Lors de sa 13ème mission, en revenant de Nuremberg, son avion est heurté par un Lancaster. Il fut le seul survivant des 2 avions

 

Ne sachant pas où il est tombé, Jim Moffat se réfugie dans les bois. Le lendemain, il arrive à Halanzy où il est recueilli par Madame Urbain. Il partira ensuite vers

Etalle, conduit par deux frères : Vital et Albert Paul, résistants actifs.

Il y restera 6 semaines, jusqu'à ce que la Gestapo arrive et arrête l'un des deux frères : Albert.

Jim Moffat parviendra à s'enfuir.

 

Son périple l'amènera ensuite à Torgny, chez un autre membre de la famille Paul : Louis.

Là aussi, les Allemands vont les trouver. Et une fois de plus, il parviendra à s'enfuir.

Il rejoindra un groupe de résistants Français et effectuera des missions pendant environ deux mois.

Le 9 septembre, les Américains arrivent.

Jim Moffat peut enfin rentrer chez lui, au Canada

 

 

Albert Paul est gendarme à Etalle. C'est lui et sa famille qui vont recueillir puis aider l 'aviateur Jim Moffat ainsi que d'autres à rejoindre les réseaux secrets de la Résistance en France. C'est un véritable héros de la Résistance.

Nous l'avons découvert à travers l'histoire de Jim Moffat. D'ailleurs, celui-ci a tenu à lui rendre hommage sur le panneau didactique. Albert Paul sera malheureusement arrêté par la Gestapo. Torturé sans relâche, il ne parlera jamais.  

 


 

 La veille de son exécution, il écrit encore ceci :

Mourir pour la patrie n'est pas du tout mourir, c'est le sort

Le plus beau, le plus digne d'envie. Lorsque la guerre sera finie, dans quelques jours, on saura pourquoi je meurs. La lutte que j'ai menée depuis était belle et elle est pour moi aujourd'hui réconfortante, car je vois l'ennemi qui se sauve de partout, les échos de notre victoire se font entendre jusque derrière les murs de notre prison. Je suis heureux de savoir avant de partir que vous resterez Belges.

Les aviateurs alliés abattus en Europe de l'Ouest, alors occupée par les nazis, ont parfois été aidés par des réseaux secrets de Résistants. S'ils étaient découverts, ces Résistants étaient torturés et exécutés.

Les Résistants ne pouvaient pas faire de prisonniers, car ils n'avaient aucun moyen de s'occuper d'eux. Et les Allemands ne capturaient jamais les résistants. Ils les tuaient tous. Quand ils les attrapaient. C'était une véritable horreur. (J.Moffat). Les membres de la résistance faisaient tout pour renvoyer les aviateurs chez eux parce qu'il fallait des mois pour les former.

Les lignes de sauvetage en France et en Belgique ont pu exfiltrer et sauver 5073 aviateurs alliés pendant la seconde guerre mondiale.

Plus de 80 000 membres de la Résistance furent tués.