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La Libération

Joseph Wagner a fixé sur la pellicule les grands moments de la libération d'Athus.

Athus 9 septembre 1944, les gens font la fête aux libérateurs Américains, dans la Grand -Rue d'Athus Joseph Wagner a aussi photographie l'enlèvement des cloches par les Allemands en Août 1944

         

 

La Libération vue par Joseph Wagner

Âgé de 85 ans, Joseph Wagner habite Athus. À la Libération il avait une passion la photographie il a prêté son laboratoire aux Américains.

JOSEPH WAGNER habite dans la rue du wagner à Athus originaire de Heinstert, il arrive à Athus avant la Seconde Guerre Mondiale, Il y habite toujours. Il a accompli son service militaire à Flawinne. Il faisait partie de la classe 39. Après cinq mois d'instruction, il a accompli neuf mois de mobilisation. Puis c'est la guerre une guerre qui pour lui dure quinze jours puisqu'il est blessé le 25 mai 1940 à Ponthoek (Gottem) sur la Lys. Hospitalisé à Anvers durant deux mois, il apprend la mort de son frère Marcel Wagner capitaine d’artillerie tombé au cours de la bataille de la Lys.

Gravement blessé à la tête par un éclat d'obus Joseph Wagner reste deux mois à l'hôpital, libéré en 1941 il s'occupe de la distribution des timbres de ravitaillement à Athus.

La ville d'Athus libérée vers 11h

Joseph se souvient du samedi 9 septembre 1944 le jour de la libération d'Athus j’étais au coin de la Grand-Rue et de la rue du Centre avec quatre autres personnes, vers 11h j'ai vu arriver un officier Français à pied Il précédait des blindés Américains, Il a demandé a-t-il des soldats Allemands, j’ai indiqué le home Saint-Etienne qui se trouve à une cinquantaine de mètres, une voiture blindée Américaine s'est avancée jusque-là un obus a été tiré dans la maison

Des détails ont marqué Joseph wagner, tout d'abord il savait que les Américains allait arriver mais il s'en est aperçu assez tard puisqu'ils étaient déjà sur la côte d'Aubange. Les véhicules étaient sur des roues et non chenillés commente-t-ils ils étaient assez silencieux, ensuite ces véhicules roulaient à gauche, enfin ils étaient recouverts d'une bande rouge fluorescente pour permettre leur identification par les avions Américains. Les véhicules se suivaient de 50 mètres en 50 mètres. Ensuite les véhicules se sont dirigés vers Pétange.

Deux Arméniens tués

Un autre événement a également marqué la libération d'Athus, l'exécution de deux soldats Arméricains volontaires, notre interlocuteur témoigne Ils sortaient de chez le coiffeur de la rue Houillon lorsque les Américains ont vue qu'ils étaient volontaires ils ont été abattus de sang-froid leur corps est resté étendu jusqu'à 18 h 00.

Avec la libération, la population se sent soulagé elle peut circuler comme elle l'entend, mais le soir même la population règle ses comptes avec les collaborateurs, on tond les femmes, mais à Athus l'heure n'est pas spécialement à la joie, les balles Allemandes qui ont tué une demi-douzaine d'Athtusiens sur la place derrière la gare, place rebaptisée aujourd'hui place des Martyrs résonnent encore dans les oreilles des habitants il y avait aussi eu des combats à l'église. 

Un laboratoire pour les Américains

Malgré la libération, Joseph Wagner poursuit sa distribution de timbres de ravitaillement il faut attendre encore deux mois avant la stabilisation, il poursuit aussi son hobby, la photographie, Il a acquis un Rollerflex et aménagé un laboratoire dans les mansardes de la maison, Joseph a déjà fixé quelques événements, comme l'enlèvement des cloches de l'église d'Athus par les Allemands à la fin Août 1944.

Mais les cloches ne sont pas allées bien loin, tout juste jusqu'à Sterpenich, Il a photographié la libération et les Américains viennent développer leurs films dans son laboratoire, Il explique nous ne parlions pas leur langue mais le vicaire, l'abbé Goffiner parlait en latin avec son homologue Américain c’est comme cela qu'ils sont chez nous. Après la libération la population Athusienne apprend à revivre normalement jusqu'à l'offensive Von Rundsted époque à laquelle on assiste à une légère évacuation.

L’histoire reprise sur le journal l’avenir du 8 septembre 2004.